Les États-Unis sont un exportateur mondial de produits alimentaires cultivés sur le territoire américain, et chaque marché offre une nouvelle opportunité pour nos agriculteurs et éleveurs de vendre leurs récoltes, de soutenir leur famille et de contribuer à l’économie agricole américaine.
Dans sa première administration, le président Trump a signé un accord historique pour l’agriculture américaine — la Loi d’Implémentation de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada, ou USMCA. Le fruit de près de trois années de négociations, la ratification de l’USMCA a marqué un renouveau de la coopération et du commerce avec nos voisins — le Mexique et le Canada.
Aujourd’hui, six ans après l’accord, les trois pays ont entamé le processus de renouvellement ou de renégociation de l’USMCA. Il s’agit d’une opportunité pour l’administration Trump et ses homologues de revenir à la table, de réévaluer la valeur de l’accord commercial et de négocier sur les questions résiduelles ou les barrières commerciales.
À un moment où les producteurs agricoles américains traversent une grande incertitude financière, une renégociation de l’USMCA peut offrir une certitude nécessaire et l’opportunité d’ouvrir de nouveaux marchés pour vendre les récoltes cultivées sur le sol américain.
L’USMCA a permis aux pays membres de rationaliser le commerce et de bâtir un partenariat robuste et interconnecté à travers plusieurs industries, en particulier l’agriculture. Sous l’USMCA, le Mexique et le Canada importent davantage de produits agricoles américains, fournissant les deux plus grandes destinations d’exportation pour les produits que nos agriculteurs et éleveurs produisent chaque jour. Nos voisins au nord et au sud sont aussi les deux plus grands fournisseurs de produits agricoles vers les États-Unis, représentant plus d’un tiers des importations agricoles en 2025.
Dans l’État où je vis, le Kansas, l’USMCA a créé des marchés indispensables pour nos agriculteurs et producteurs. Selon le Département de l’Agriculture du Kansas, le Kansas a exporté 2,52 milliards de dollars de produits agricoles vers le Mexique et 466 millions vers le Canada en 2025, faisant d’eux deux des principaux marchés internationaux de notre État.
Bien que des désaccords soient survenus au fil des ans, tels que l’accès de l’industrie laitière au marché canadien et l’opposition du Mexique au maïs génétiquement modifié, l’USMCA s’est avéré être un outil efficace pour résoudre les conflits et soutenir un commerce stable. À une époque où les producteurs du pays ressentent la pression de la hausse des coûts d’intrants et de la volatilité du marché, cette stabilité est plus nécessaire que jamais.
Alors que les producteurs retournent dans leurs champs cette année pour la saison des semis, beaucoup subissent des pressions financières. Selon les prévisions de revenus agricoles printanières 2026 pour le Kansas, les dépenses de production dans l’État devraient augmenter de 699 millions de dollars, principalement en raison de coûts plus élevés pour le carburant et les produits agrochimiques.
C’est une réalité difficile, surtout pour ceux qui continuent à se présenter chaque saison avec résilience, engagement et l’espoir de conditions plus favorables à venir. Dans l’environnement économique actuel, des accords commerciaux forts et fiables sont d’autant plus importants.
Lors d’une audition du Sénat, Comité de l’Agriculture, sur l’industrie des engrais, j’ai souligné que les États‑Unis sont un importateur net d’engrais, et que toute perturbation de la chaîne d’approvisionnement affecte directement la disponibilité et les coûts pour les agriculteurs.
Le Canada représente près de la moitié des importations américaines d’engrais, y compris plus de 85 % des importations américaines de potasse, ainsi que des parts essentielles d’azote et de soufre. Les États‑Unis ne peuvent pas facilement remplacer ces composants d’engrais, ce qui fait du Canada un partenaire indispensable pour maintenir une production de cultures stable et abordable. À l’heure où les agriculteurs subissent déjà une pression financière, nous devons éviter des politiques ou des actions qui ajouteraient encore de l’incertitude.
L’USMCA a assuré que nos voisins au nord et au sud sont devenus parmi nos plus grands et nos plus fiables marchés d’exportation. Les États‑Unis fournissent au Mexique environ 70 % des importations agricoles du pays, y compris pratiquement toute la céréale et les oléagineux qu’il achète. Au cours de la décennie écoulée, les exportations de maïs vers le Mexique se sont accrues de 132 %, tandis que le soja, le blé et le sorgho grain ont eux aussi connu des hausses substantielles.
En avril, j’ai rejoint mes collègues du Sénat pour réaffirmer mon soutien à l’USMCA auprès du représentant américain au commerce, Jamieson Greer, en soulignant la valeur qu’il apporte à l’industrie agricole et en encourageant des améliorations afin de s’assurer que l’accès au marché demeure pour les producteurs.
Alors que les pressions économiques menacent la stabilité des fermes familiales, les producteurs comptent sur la certitude d’un accès au marché offert par l’USMCA. Alors que le processus d’examen conjoint se poursuit, je reste déterminé à travailler avec l’administration, mes collègues au Congrès et l’industrie agricole pour négocier un accord commercial durable qui bénéficiera aux trois pays et ouvrira davantage de marchés pour les producteurs américains. L’Amérique est un leader mondial de l’agriculture, et l’USMCA est un exemple de ce que nous pouvons réaliser sur la scène internationale.
Nous devons offrir aux agriculteurs et éleveurs américains la certitude et le soutien que procure l’USMCA afin qu’ils et leurs familles puissent continuer à répondre à l’appel noble consistant à nourrir, alimenter et vêtir le monde.
Le sénateur Jerry Moran représente le Kansas au Sénat des États‑Unis et est membre du Comité de l’Agriculture du Sénat, du Comité des Allocations, du Comité du Commerce, des Sciences et des Transports, du Comité des Affaires Indiennes, du Comité du Renseignement et est président du Comité des Affaires des Anciens Combattants.