Le sénateur Ted Budd, républicain de Caroline du Nord (R‑N.C.), a déposé une proposition de loi visant à accroître l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’agriculture. Sa loi FARM AI Act (Fostering Agricultural Research and Modernization through Artificial Intelligence Act) — ou FARM AI Act — ordonne à l’USDA de promouvoir l’utilisation de l’IA et d’aider les petits et moyens producteurs à adopter des systèmes d’IA.
Le texte, déposé le 21 mai et soutenu par cinq coauteurs bipartites, a été renvoyé à la Commission sénatoriale de l’Agriculture. Il exigerait que l’USDA désigne l’IA comme une priorité de recherche afin d’améliorer l’agriculture de précision, la production des cultures, la gestion des exploitations et la formation de la main-d’œuvre.
La mesure prévoit également que l’USDA nomme une personne du National Institute of Food and Agriculture pour occuper le poste de Conseiller en Intelligence Artificielle pour l’Agriculture (Artificial Intelligence Agriculture Advisor) afin d’aider à la mise en œuvre de la loi et d’orienter le secrétaire à l’Agriculture sur les questions liées à l’IA.
L’IA est également mentionnée dans le projet de loi sur l’agriculture adopté par la Chambre des représentants, qui appelle l’USDA à soutenir le développement de cette technologie.
L’IA et l’apprentissage automatique montrent déjà des premiers signes prometteurs sur le terrain. Des recherches de l’Iowa State University montrent que des pulvérisateurs équipés d’IA, utilisant des caméras et de l’informatique embarquée pour cibler les mauvaises herbes, peuvent réduire l’utilisation d’herbicides d’environ 76 % en moyenne et permettre d’économiser environ 39 dollars par hectare (environ 35 euros par hectare).
Des applications pour le bétail émergent également. Des systèmes à caméras intelligentes peuvent surveiller les lésions des sabots et les changements de démarche chez les bovins laitiers et identifier correctement les vaches individuellement avec une précision de 98,9 %, bien que 16 % n’aient pas été identifiées après sept jours de surveillance.