Le géant de la semence Bayer n’exige plus des entreprises semencières indépendantes qui recherchent des remises dans le cadre de son programme de fidélité qu’elles atteignent des objectifs de vente, a annoncé mercredi le Département de la Justice.
Bayer a supprimé les exigences selon lesquelles les entreprises semencières indépendantes devaient atteindre des objectifs de vente pour les semences de maïs et de soja afin d’obtenir des remises dans le cadre de son « Premier Performance Program », selon un communiqué de la Division antitrust du DOJ.
Cette « restriction contractuelle » suscite des inquiétudes quant au fait que Bayer liait anticoncurrenciellement les semences de maïs et celles de soja, indique le communiqué.
Bayer a supprimé la liaison entre les semences de maïs et de soja pour l’année de plantation 2025 et « s’est désormais engagé à ne pas rétablir cette liaison pendant sept ans », selon le communiqué.
De plus, Bayer a également supprimé des incitations « qui pourraient limiter la volonté des entreprises semencières indépendantes d’obtenir des licences pour des technologies provenant des concurrents de Bayer », selon le communiqué.
Ces changements ont été apportés au cours d’une enquête du DOJ sur des pratiques d’exclusion sur les marchés des semences de maïs et de soja, a indiqué le DOJ.
« Les programmes de fidélité qui dissuadent les clients de changer de vendeur risquent de porter atteinte à la concurrence », a déclaré dans le communiqué Nicole Sarrine, Directrice adjointe du Bureau du procureur général chargé de la division antitrust du Département de la Justice. « Nous nous félicitons que Bayer ait pris ces mesures pour répondre aux préoccupations concurrentielles de la Division concernant le programme de fidélité de Bayer. »
Le gouvernement mène une affaire active contre Corteva et Syngenta au sujet de leurs programmes de fidélité. La Federal Trade Commission a déposé une plainte en 2022, sous l’administration Biden, alléguant que les entreprises utilisaient des programmes de fidélité « pour bloquer et restreindre la concurrence générique sur les marchés des pesticides, laissant les agriculteurs payer des prix élevés pour la protection des cultures ».
Cette affaire est en médiation depuis 2024. Les États qui se sont joints à la poursuite incluent la Californie, le Colorado, l’Illinois, l’Indiana, l’Iowa, le Minnesota, le Nebraska, l’Oregon, le Tennessee, le Texas, l’État de Washington et le Wisconsin.